(le guide simple pour bien commencer sans se ruiner)
Quand on débute en photo culinaire, on a souvent l’impression qu’il faut énormément de matériel pour obtenir de jolies photos. Un appareil photo cher, plusieurs objectifs, des lumières de studio, des fonds professionnels et j’en passe ! En réalité, c’est rarement le matériel qui fait la différence au début, mais la façon dont tu utilises ce que tu as déjà et ta connaissance dans le domaine.
Je te le dis tout de suite : tu n’as pas besoin de grand-chose pour commencer. Pour preuve, j’ai longtemps photographié avec mon smartphone, ma table de salle à manger et la vaisselle que j’avais déjà chez moi. Et ça fonctionnait très bien pour apprendre, tester et développer mon œil.
Dans cet article, je te partage le matériel vraiment utile quand on débute, sans superflu, si tu veux progresser sereinement.
Le smartphone : largement suffisant pour débuter
On commence par casser un mythe : non, tu n’as pas besoin d’un appareil photo pour débuter en photo culinaire. Un smartphone récent est largement suffisant pour apprendre les bases : la lumière, la composition, les angles, le stylisme et le storytelling.
Le gros avantage du smartphone, c’est que tu l’as toujours sous la main, il est facile à utiliser, et il permet de se concentrer sur l’essentiel sans se perdre dans les réglages techniques. C’est exactement ce que je te conseille quand tu débutes. Et je te partage mes conseils pour utiliser ton smartphone sur le blog.
Tu verras qu’avec quelques ajustements simples, on peut déjà obtenir des photos très propres et lumineuses.
Et l’appareil photo alors ?
Si tu possèdes déjà un appareil photo, bien sûr que tu peux l’utiliser. Et si un jour tu ressens le besoin d’évoluer, c’est souvent là que l’appareil photo devient intéressant.
Pour débuter sans te compliquer la vie, un objectif 50 mm est un excellent choix. Il est abordable et parfait pour la photo culinaire. Il permet de créer un joli flou d’arrière-plan et de travailler en lumière naturelle sans monter trop haut en ISO.
Mais encore une fois, ce n’est pas une obligation. Beaucoup de personnes progressent très bien avec leur smartphone pendant longtemps, et passent à l’appareil photo plus tard, quand le besoin se fait sentir.
La lumière naturelle : ton meilleur “équipement”
S’il y a un élément sur lequel je te conseille vraiment de te concentrer, c’est la lumière.
La lumière naturelle est la base de la photo culinaire, surtout quand on débute.
Concrètement, il te faut :
- une fenêtre pas trop petite
- une lumière diffuse, pas de soleil direct
- un environnement simple autour pour éviter les reflets et les ombres
Si la lumière est trop forte, tu peux très facilement la diffuser avec un tissu clair, un voilage ou même un rideau léger. Pas besoin de matériel pro pour ça.
J’ai dédié un article entier à ce sujet, si tu veux vraiment apprendre comment débuter avec la lumière naturelle.
Maîtriser la lumière naturelle aura bien plus d’impact sur tes photos que n’importe quel achat coûteux.
Le trépied : un vrai plus pour des photos nettes
Ce n’est pas indispensable dès le premier jour, mais un trépied devient vite très utile.
Il permet d’avoir des photos bien nettes, surtout quand la lumière est faible ou que tu travailles en flat lay (vue du dessus).
Avec un trépied, tu peux aussi prendre le temps de composer ta scène, ajuster ton stylisme, tester plusieurs cadrages sans bouger ton appareil ou ton téléphone. C’est un vrai confort, surtout quand tu photographies seule.
Il existe des trépieds très abordables, compatibles smartphone et appareil photo, parfaits pour débuter.
De quoi faire un fond photo (sans investir tout de suite)
Bonne nouvelle : tu as sûrement déjà des fonds photo chez toi.
Personnellement, j’ai commencé avec :
- ma table de salle à manger
- mon carrelage
- mon plan de travail
- un mur blanc en arrière-plan
Et c’était largement suffisant.
Une jolie table, une nappe claire, un drap uni, une planche en bois ou un fond bricolé font très bien le travail pour apprendre.
L’important, ce n’est pas d’avoir dix fonds différents, mais d’en avoir un ou deux qui ne distraient pas et qui mettent ton sujet en valeur.
La vaisselle et les accessoires : peu mais bien choisis
Quand on débute, on a souvent tendance à vouloir acheter plein d’accessoires. Et honnêtement, ce n’est pas nécessaire. Quelques éléments suffisent largement pour créer une ambiance et raconter une histoire.
L’idée, ce n’est pas d’accumuler, mais de choisir des accessoires :
- simples
- cohérents entre eux
- faciles à réutiliser sur plusieurs photos
Un bol, une assiette, une tasse, un torchon, une cuillère… Avec ça, tu peux déjà faire énormément de choses si tu réfléchis en termes de storytelling.
Si tu aimes l’idée de faire moins mais mieux, je t’en parle justement dans mon article sur le minimalisme.

Ton guide gratuit :
idées d’accessoires pour tes photos food
Retrouve des idées concrètes d’accessoires (salé, sucré, boisson)
– liste, astuces, méthode & inspirations.
De mon côté, j’ai quand même fait l’erreur d’acheter trop vite des accessoires “pas top”. Si tu veux éviter ça, je t’explique les pièges à éviter dans cet article sur les 8 erreurs qu’on peut faire avec ses accessoires.
En résumé : le matériel essentiel pour bien débuter
Pour commencer en photo culinaire, tu n’as besoin que de :
- ton smartphone (ou ton appareil photo si tu en as déjà un)
- une fenêtre avec une belle lumière naturelle
- un diffuseur maison (tissu, rideau, voilage)
- un trépied quand tu en ressentiras le besoin
- un ou deux fonds simples
- quelques accessoires bien choisis
Le reste viendra avec le temps, ton expérience et ton style.
Débuter en photo culinaire ne demande donc pas un gros investissement, ni un matériel compliqué. Avec ce que tu as déjà chez toi, un peu de lumière naturelle et quelques choix réfléchis, tu peux apprendre énormément et progresser très vite. Le plus important, ce n’est pas d’avoir “le bon équipement”, mais de comprendre comment la lumière, les fonds et les accessoires fonctionnent ensemble pour mettre ton sujet en valeur. Le matériel viendra plus tard, quand tu auras déjà progressé.
Et toi, avec quoi as-tu commencé (ou avec quoi photographies-tu aujourd’hui) ?





